LA PEUR-PANIQUE DU FUTUR NOUS PARALYSE DANS LA PEUR AU PRÉSENT. DIT-ON.


C'EST UN MAUVAIS RÊVE QUI NÉCESSITE D'ÊTRE ENDORMI POUR Y CROIRE.



samedi 21 janvier 2012

En 1931, Moody's conduisait déjà la Grèce au chaos

 Source : MARIANNE2

Dans le commentaire d'un article sur les agences de notation, une mariannaute rappelle l'épisode historique qui a vu l'agence Moody's dégrader la note de la Grèce, générant des troubles sociaux et politiques dans le pays avant l'arrivée au pouvoir du général Metaxas, fasciné par les régimes fascistes. Moody's exprimera ses regrets, annoncera la fin de la notation des dettes publiques avant de ressortir son funeste carnet de notes en 1975.



En 1931, Moody's conduisait déjà la Grèce au chaos


« Lorsque Moody's a dégradé la Grèce en 1930, une sévère politique d'austérité a été mise en place et a abouti,bien entendu , à une dictature militaire, au point que Moodys a l'époque s'est excusée et a promis de ne plus noter les dettes « souveraines ». Depuis,on a eu la paix ! sauf que la commission européenne en mars 2010 a permis de nouveau à ces agences qui se contentaient de noter les entreprises,...de noter absolument TOUT, sous entendu : les dettes souveraines. Ces agences sont payées à la commande par des banques ou par des fonds de pension étrangers intéressés aux rendements à 2 chiffres. Depuis, PSA, mal notée, a décidé de délocaliser. Depuis,les taux d'intérêt de la Grèce sont passés à 18%, voire 25% à certains moments, ce qui a eu le « mérite » de multiplier la dette d'origine par 4 !!! » écrit Jocelyne Rivoallan en commentaire d'un article de la blogueuse Aliocha intitulé: « AAA: on veut bien s'indigner mais on a pas tout compris  »

C’est l’économiste Jean-Marc Daniel,  qui, le plus récemment, est venu rappeler cet épisode historique méconnu.
En 1909, John Moody, journaliste financier reconverti, crée la notation stricto sensu : sa société jauge les risques en s'appuyant sur une grille de notes, qui permet de résumer les risques pris par le créancier. S & P suit en 1916 et Fitch en 1924. La notation des Etats débute, elle, dès 1918...

Au début des années 1930, le Trésor américain reproche aux agences de notation de n’avoir pas vu venir les faillites en chaîne des banques et la crise boursière de l'automne 1929. Elles entreprennent dès lors d‘élargir leur champ de compétence à la dette des états. Pendant la Grande Dépression, de nombreux pays européens n'ont pu faire face à leur dette : l'Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Roumanie. Mais les agences de notation ont alors essentiellement dans leur collimateur des pays latino-américains, victimes de la chute des cours des matières premières. Les agences baissent la note du Brésil et de la Bolivie, qui fera défaut en janvier 1931.

A Washington, on reproche alors « aux agences de se concentrer sur la zone américaine et d’ignorer l’Europe » écrit Jean-Marc Daniel. Le doigt sur la couture du pantalon, les agences se penchent sur l’état du vieux continent. Moody’s « repère l’homme malade de l’Europe ». C’est la Grèce qui aura « le triste privilège d’avoir été, dans l’Europe des années 30, la cible régulière des agences de notation, alors dans leur « adolescence ».  

Etiqueté libéral de gauche,
le premier Ministre Venizélos, un avocat Crétois considéré comme le fondateur de la Grèce moderne. Accusé par l’opposition monarchiste de ruiner l’Etat, il dit distinguer « la bonne dette qui prépare l’avenir de la mauvaise dette qui sert à payer les fonctionnaires ».

Pas assez convaincant pour Moody’s qui dégrade la Grèce. Les taux d’intérêts augmentent. C’est l’escalade. Les exportations de produits agricoles, principales sources de revenu, diminuent. L'autre grande source de capitaux, les envois d'argent des Grecs émigrés, se tarit. Enfin, les prix flambent en Grèce. Venizélos essaie, dans un premier temps, de rester optimiste. Le 25 avril 1931, il supprime la liberté des changes et impose un cours forcé de la drachme. Le 1er mars 1932, il arrête les remboursements des emprunts contractés auprès de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Italie. Les critiques de l'opposition sont de plus en plus virulentes. Pour sauver sa majorité à la chambre lors de législatives qui s'annoncent, Venizélos décide de remettre en place la proportionnelle, qu'il avait critiquée en 1928 en disant qu'elle avait conduit le pays à l'anarchie. Il va aussi jusqu'à limiter la liberté de la presse pour modérer les attaques. Accusé de tendances dictatoriales, son parti est battu. Le retour au pouvoir des monarchistes s’amorce en 1935 avant le coup d’état du général Plastiras. Après une période de désordre, le Roi nommera
le général Metaxas ministre de la guerre. S’inspirant des formes autoritaires du régime fasciste italien de Mussolini, il interdit les partis politiques. Il fait arrêter les opposants : près de 15,000 Grecs sont arrêtés et torturés durant les cinq ans de la dictature de Metaxás. Il déclara les grèves illégales et instaura la censure.

Constatant l’étendue des dégâts politiques, Moody’s exprimera ses regrets s’engageant à ne plus noter les dettes publiques des états.


Après guerre, les affaires des agences reprennent, même si elles arrêtent de noter les Etats, qui ne se financent plus guère sur les marchés. La polémique reprend en 1968, quand le maire de New York, furieux de voir sa ville dégradée, fustige S & P et met en cause la faiblesse de ses ressources humaines. Les agences répliquent en changeant de modèle économique : elles adoptent celui d' "emprunteur-payeur" - l'emprunteur paie désormais l'agence pour l'évaluer -, afin d'affiner leurs analyses. Mais à partir de 1975, le marché des obligations d'Etat repart. Les agences ressortent leurs carnets de notes pour évaluer les Etats, et à susciter la critique. Ainsi, elles ont accordé aux pays d'Amérique du Sud de très bonnes notes au début des années 1980, avant que ceux-ci n'enchaînent les faillites. Paradoxalement, bien que toutes ces « Sœur Anne » de la finance n’auront rien vu venir de la crise de 2008, multipliant les scandales, aggravant la situation des états mis au piquet, la référence aux notes dans les législations financières n'a jamais été aussi importante. Retour vers le futur.

lundi 2 janvier 2012

Una investigación desvela los entresijos de la criminalidad en España

Los mayores peligros no proceden del narcotráfico, sino de la corrupción urbanística

Una investigación desarrollada en la Universidad Complutense de Madrid ha descubierto que los peligros reales contra el sistema socieconómico español no proceden del narcotráfico ni del blanqueo de dinero, sino de la corrupción urbanística, los delitos contra la Seguridad Social, la gran evasión fiscal o la prevaricación, cuyos delitos han generado más activos incriminados (455 millones de €) que todo el narcotráfico a lo largo de más de quince años, además de pervertir el sistema político y de destrozar municipios y paisajes. La crisis financiera ha demostrado además que los actores con capacidad de desestabilizar el orden socioeconómico son los especuladores financieros, cuyas conductas aún no han sido tipificadas como delito. Por Armando Fernández Steinko.



Dólares americanos. Instituto de Tecnologías Educativas (ITE)
La globalización marca un antes y un después en nuestras vidas, también en lo que se refiere a la sensación de seguridad y amenaza. Hay dos fenómenos delictivos que nos acompañan desde hace dos décadas: el crimen organizado y el blanqueo de capitales. En realidad ambos delitos están estrechamente relacionados y los medios de comunicación tienden a relacionarlos entre sí creando un imaginario colectivo que no siempre opera con argumentos racionales y contrastados empíricamente.

La literatura, el cine y la prensa rosa retroalimentan por razones comerciales este imaginario de tal forma que se acaban elaborando leyes penales guiadas más por objetivos políticos coyunturales que por un análisis riguroso de la naturaleza de los nuevos peligros. La línea argumental es aproximadamente la siguiente: la globalización facilita la formación de organizaciones delictivas de nuevo tipo con capacidad de generar grandes beneficios económicos y una extraordinaria movilidad debida al uso de las nuevas tecnologías y a la liberalización del tráfico de personas, mercancías y capitales.


El auténtico poder de los criminales organizados radica no sólo en su capacidad de acumular grandes cantidades de dinero ilegal procedente del narcotráfico sino también de borrar la procedencia de dicho dinero, de blanquear sus extraordinarias fortunas.


Todo ese dinero obtenido de forma ilícita, que busca dotarse de una apariencia lícita y que algunos estudios apresurados estimaron en una horquilla entre 500.000 y un billón de dólares anuales, tiene una capacidad potencial de infiltrar el sistema financiero internacional, de desestabilizar monedas o incluso de asaltar los consejos de administración de las grandes empresas y, por extensión, de infiltrar a los propios gobiernos.


Para combatir estas tendencias se han puesto en marcha sofisticados y costosos sistemas de lucha contra el blanqueo de capitales en la mayoría de los países occidentales. Pero ¿qué es y qué dimensiones tienen realmente ambos fenómenos concretamente en España que es tenida por una “lavadora del dinero ilegal de todo el mundo”?; ¿quiénes son los blanqueadores?; ¿cuánto dinero lavan?; ¿cómo lo hacen?; ¿con qué finalidad?; ¿por qué regiones extienden sus tentáculos?; ¿cuáles son los delitos que generan el grueso del dinero negro?


Para contestar a estas preguntas se creó un grupo de investigación interdisciplinario UCM formado por dos sociólogos (Juan Díaz Nicolás y Armando Fernández Steinko), un analista financiero (Miguel Ángel Villacorta) y una penalista (Araceli Manjón-Cabezas) y dirigido por el profesor Armando Fernández Steinko. Este grupo de investigación realizó un estudio pormenorizado de todos los aproximadamente 430 casos de blanqueo de capitales juzgados en España desde 1995 hasta noviembre de 2010.


Estudiar el mundo de la ilegalidad


La primera sorpresa que se llevaron sus miembros después de recorrerse varios centros de investigación y universidades europeas y americanas, es que apenas existen trabajos que reúnan los requisitos mínimos de cualquier investigación científica. Los escasos trabajos de calidad son estudios puntuales realizados mayormente en universidades europeas.


Prácticamente ninguno de ellos confirma las hipótesis sobre las que se han construido las sofisticadas leyes contra el crimen organizado y el blanqueo de capitales: las cantidades blanqueables que mueve la droga son mucho menos importantes, los empresarios de la cocaína son más arribistas atraídos por los buenos coches, los burdeles y los chalets de pésimo gusto que por el deseo de subvertir el orden socioeconómico, las “organizaciones ilegales” son construcciones poco estables en las que nadie se fía de nadie.


En realidad no es casualidad que apenas existan trabajos empíricos sobre el mundo de las finanzas ilegales. El mundo sumergido no es una especie de doble oscuro del mundo de la legalidad. Para empezar no hay un órgano sancionador que obligue a cumplir los acuerdos entre delincuentes con lo cual las traiciones, los recelos y la opacidad están a la orden del día. Y en segundo lugar porque la ilegalidad tiene que todo el peso de la ley en su contra.

LAS ELECCIONES DEL 20-N Y EL DESARROLLO DEL FACTOR CONSCIENTE


                Las elecciones del 20 de noviembre de 2011 tienen lugar en una situación singular, cuando los cimientos de “España” y Europa crujen y se agrietan. Lo que madura es una crisis global de Occidente que va mucho más allá de la economía y que, por tanto, demanda una respuesta múltiple y compleja, esto es, integral, más allá de las obsesiones economicistas de una izquierda que sigue siendo el instrumento político principal del capitalismo y del artefacto estatal, por delante de la derecha.
                La izquierda en el gobierno, el PSOE secundado por el PCE-IU en todo lo importante, ha destruido la sociedad y ha envilecido a la persona. En 2004-2011 el gobierno izquierdista ha promovido con furor todas las formas imaginables de no-pensamiento, docilidad, incivilidad, amoralidad, embrutecimiento, inespiritualidad, deshumanización, neo-ignorancia, aculturación, chabacanería, egocentrismo, hedonismo, auto-destrucción del individuo, culto por lo degradado, zafiedad, enfrentamiento entre las personas, feísmo y barbarie, por medio de sus muchas religiones políticas y operaciones de ingeniería social. De ello ha salido una sociedad en descomposición, agónica, y un sujeto nulificado en trance de dejar de ser humano.
                Además, ha devastado la economía, creando un sistema productivo imposible por parasitario, endeudado, despilfarrador, hiper-consumista, entregado al gran capital y a la banca, hiper-intervenido por el Estado, corrupto y supeditado al imperialismo alemán. Así, tenemos 5 millones de parados, una situación sin salida y el hambre a punto de ser una lúgubre realidad en cientos de miles de hogares.
                Tal es la obra de la izquierda en todas sus manifestaciones, del progresismo, de la intelectualidad y estetocracia mega-subsidiadas, de los miles de grupos, tinglados, ONGs y sujetos que han medrado a lo grande en estos años aciagos con las suculentas subvenciones otorgadas por el gobierno del PSOE a fin de que hicieran la loa del Estado.
                Desde antes incluso de la muerte de Franco la izquierda ha hegemonizado la vida política del país. Con el final del fascismo se hizo la fuerza política más influyente, en la que el capitalismo y el Estado se apoyaron para realizar sus fines en las nuevas condiciones. La infame Constitución actual, de 1978 (actualización de la no menos infame de 1812), proviene sobre todo de un pacto entre el Estado fascista reconvertido, representado por Adolfo Suarez, y el Partido Comunista de España (PCE), a las órdenes de Santiago Carrillo. De ese atroz texto político-jurídico han salido los males que nos devastan.
                El PCE, secundado por el PSOE y la extrema izquierda, frustró en 1974-1978 la posibilidad de una salida revolucionaria a la crisis general del régimen franquista que permitiera la regeneración de la sociedad tras 40 años de barbarie. Para ello otorgó un respaldo total al régimen de dictadura constitucional, partitocrática y parlamentarista como solución de recambio. Al mismo tiempo destruyó los movimientos populares, para crear una sociedad de la docilidad y el servilismo, de la atomización y el individualismo. Desgastado en tan rufianescos quehaceres sufrió una regresión como partido, siendo sustituido por el PSOE.
                El triunfo electoral del PSOE en 1982 abre un periodo de rápido crecimiento del capitalismo español, que es promovido a las mil maravillas por la política e ideología de la izquierda. La acumulación y concentración de capital progresó a un ritmo vertiginoso y de ello surgió la empresa multinacional española, que antes no existía. Ésta, la expresión más temible del capital, fue creada bajo la dirección de los gobiernos de la izquierda en los años 80 y 90 de la pasada centuria. Hoy su número rebasa las 2.500. Particularmente cordiales fueron, y son, las relaciones entre el PSOE y la gran banca.

samedi 31 décembre 2011

EN 2011, se definio empíricamente la red capitalista que domina al mundo

Un análisis de la ETH de Zurich establece que 1.318 corporaciones controlan la economía global, gracias a sus fuertes interrelaciones


Mientras van aumentando las protestas de la población mundial contra el excesivo poder financiero, la ciencia confirma que los más oscuros temores de los ciudadanos tienen una base empírica. Un análisis que combinó matemáticas y datos, realizado por científicos de la ETH de Zurich, ha revelado que existe un conjunto de 1.318 corporaciones –casi todas instituciones financieras- que dominan la economía global, gracias a sus fuertes interrelaciones. Esta organización de las corporaciones supone un grave riesgo para la red económica general, cuya inestabilidad fomenta. La solución, según los expertos: controlar los vínculos entre los más poderosos a través de normas de regulación internacionales. Por Yaiza Martínez. 

Mientras van aumentando las protestas de la población mundial contra el excesivo poder financiero, la ciencia confirma que los más oscuros temores de los ciudadanos tienen una base empírica.

Según publica la revista Newscientist, un análisis realizado por especialistas de la Escuela Politécnica Federal de Zürich (ETH), en Suiza, sobre 43.000 corporaciones transnacionales (CTs) ha revelado que un relativamente pequeño grupo de organizaciones, principalmente bancos, cuentan con un poder desproporcionado sobre la economía global.

Los resultados de dicho análisis podrían ayudar a identificar fórmulas para construir un capitalismo global más estable, afirman los autores del estudio.

Análisis basado en la realidad

La investigación, llevada a cabo por los teóricos de sistemas complejos de la ETH, Stefania Vitali, James B. Glattfelder y Stefano Battiston, es la primera que va más allá de la ideología para identificar empíricamente la red mundial del poder económico.

Combinando matemáticas ya utilizadas para modelar sistemas naturales con datos integrales de las corporaciones, los científicos elaboraron un mapa de los dominios de las corporaciones transnacionales de todo el mundo.

Según James Glattfelder, uno de los autores del estudio: “La realidad es tan compleja que debíamos movernos más allá de los dogmas y de las teorías conspirativas del mercado libre, para generar un análisis basado en la realidad”.

Estudios previos habían constatado que unas pocas CTs manipulaban una gran parte de la economía mundial, pero éstos habían incluido sólo a un número limitado de corporaciones y habían omitido posesiones indirectas (de acciones o participaciones en otras organizaciones), por lo que no pudieron establecer cómo afectaba la red de corporaciones a la economía global, por ejemplo, a su grado de estabilidad.

Mapa de las 1.318 corporaciones transnacionales que forman el núcleo de la economía. Las organizaciones superconectadas aparecen en rojo, las muy conectadas en amarillo. El tamaño de los puntos representa los ingresos. Fuente: PLoS One. Lo que ha hecho el equipo de investigadores de Zurich es utilizar la Orbis 2007, una base de datos sobre 37 millones de organizaciones e inversores de todo el mundo y extraer de ella las 43.060 corporaciones transnacionales y sus posesiones vinculadas.

A partir de esta información, los científicos elaboraron un modelo sobre el control de estas corporaciones sobre otras, a través de las redes de compra de acciones. De esta forma, se generó un mapa de la estructura del poder económico en el mundo.

Una súper entidad altamente cohesionada

El resultado, que será publicado en la revista PloS One, reveló que existe un núcleo de 1.318 corporaciones que interbloquean las posesiones generales. Cada una de estas organizaciones tiene lazos con otras dos o más corporaciones, aunque de media están conectadas con un total de 20.

Además, aunque estas 1.318 organizaciones reúnen el 20% de los ingresos operacionales globales, en realidad poseen colectivamente, a través de sus participaciones, la mayoría de las acciones y fábricas del mundo – la economía “real”-, con las que acumulan más de un 60% de los ingresos globales.

Profundizando más en la red de posesiones mundial, los investigadores constataron además que existe una “súper entidad”, formada por sólo 147 corporaciones muy cohesionadas entre sí. Las posesiones de cada una de ellas son sostenidas por el resto de los miembros de esta súper entidad, que controla el 40% de la riqueza total de la red.

Glattfelder señala que “en efecto, menos del 1% de las corporaciones del mundo pueden controlar el 40% de toda la red económica”. La mayoría de estas corporaciones son instituciones financieras. Entre las 20 primeras están Barclays Bank, JpMorgan Chase & Co, y el Grupo Goldman Sachs.

Es necesario limitar el poder económico

Un aspecto esencial del mapa del monopolio económico del mundo es que muestra que este tipo de redes nucleares son inestables: “Si una de las empresas que la componen tiene problemas, éstos se propagan”, explica Glattfelder. El colapso financiero de 2008 ha demostrado esta inestabilidad, según publica al respecto Dailymail.

Pero la identificación de la arquitectura del poder económico global podría ayudar a hacer que dicha arquitectura sea más estable: definir los aspectos vulnerables del sistema ayudaría a los economistas a sugerir medidas para prevenir futuros colapsos que se extiendan a toda la red.

En este sentido, Glattfelder afirma que son necesarias normas globales contra los monopolios que permitan limitar las interconexiones excesivas entre las corporaciones transnacionales. Este tipo de normas actualmente sólo existen a nivel nacional.

Otros expertos sugieren que una posible solución sería gravar con impuestos el exceso de interconexiones entre las CTs, con el fin de reducir los riesgos derivados de sus interrelaciones.

Según los científicos de Zurich, la gran pregunta ahora es si el poder político puede ejercer semejante autoridad sobre las corporaciones. De cualquier manera, los cambios para resistir a la estructura de la red económica global son de interés común.

 

jeudi 22 décembre 2011

L’actualité de la crise : LE CAPITALISME ASSISTÉ, par François Leclerc



 
Qualifié de sugar rush (bouffée d’énergie après avoir mangé un aliment sucré) par les analystes financiers anglo-saxons, le prêt de 489 milliards d’euros de la BCE n’a pas longtemps enthousiasmé les marchés. Après une brève envolée, il s’est produit le contraire de ce qu’il était espéré : l’ampleur même de l’opération et des besoins qu’elle a révélée a amplifié les craintes des investisseurs, sur le thème “nous en sommes donc là ?”.

Deux constatations découlent de cette opération, l’une évidente et l’autre plus masquée. La première est que le système bancaire européen – puisque l’attention est focalisée sur lui – est devenu un zombie : une créature ayant seulement l’apparence de la vie. Une aide permanente lui est devenue nécessaire, en substitut des mécanismes de marché qui lui permettaient auparavant de fonctionner. Induisant une question qui n’est pas encore posée et qui ne devrait pas tarder à l’être : qu’en sera-t-il à l’échéance de trois ans du prêt de la BCE ? Devra-t-il être renouvelé et entrerons-nous ainsi dans une nouvelle phase du capitalisme, le capitalisme assisté ?
La seconde remarque est que la BCE est devenue la bad bank de la zone euro, acceptant en garantie des actifs (le collatéral) en étant de moins en moins regardante sur leur qualité, tout en mettant en avant la décote qu’elle opère pour se prémunir de tout risque en les accueillant, sans faire preuve à cet égard d’une quelconque transparence. La finance a décidément besoin de zones d’ombre : il y a sa face visible et sa face cachée. Le parler allusif des banquiers centraux et l’obscurité voulue de leurs bilans sont sur la tranche.
Le tour de passe-passe qui vient d’être opéré sous nos yeux est donc la création – non revendiquée – d’une bad bank pour toute la zone, qui vient suppléer celles qui ont déjà été crées en plus modeste en Irlande et en Allemagne, imprimant une trajectoire que le gouvernement espagnol aimerait bien suivre pour sa part.
Le nombre des établissements ayant demandé à bénéficier de ce prêt est connu – 523 banques – mais leur identité ne l’est pas. On croit toutefois savoir que les banques italiennes ont été particulièrement bien servies. Selon Reuters Thomson, une douzaine d’entre elles, dont les plus importantes, auraient demandé et obtenu 116 milliards d’euros à elles seules, soit plus du quart de l’ensemble des prêts accordés. Mais il est intéressant de noter, selon ces informations, que les banques auraient beaucoup utilisé du collatéral garanti par l’État. Ce qui signifie deux choses : qu’il est de mauvaise qualité, puisqu’une telle garantie s’impose, et que c’est en dernière instance l’État qui prend le risque. Ni vu, ni connu : la bad bank est adossée aux États, comme il se doit.

mercredi 21 décembre 2011

LA FOIRE AUX ZOMBIES CONTINUE! Le zombie pour parler de consommation et de décroissance


Des observations récentes amènent à penser que l’Homme est en train de « se zombifier ». La question sérieuse posée à l’occasion de cette métaphore amusante est celle de la part réelle de conscience et d’analyse de l’information dans le contrôle de nos actes. Le recours à l’image du zombie peut alors permettre d’appréhender le comportement humain et la société sous un angle critique.
Voici une petite réflexion guidée par la mise la parallèle des documentaires « Simplicité volontaire et décroissance » de Jean-Claude Decourt et les films d’horreur de Georges Romero, à prendre avec légèreté… mais pas trop…

Ce zombie qui est (en) nous…
De nombreux hommes et femmes voient leur vie s’abîmer dans une société capitaliste irrationnelle, contradictoire et violente. Ils sont confrontés à un sentiment d’incontrôle et d’incompréhension que le psychologue Martin Seligman a étudié de manière expérimentale en 1974 et baptisé « learned helplessness » ou résignation acquise. Cet état de privation de contrôle, effective ou perçue, induit des déficits cognitifs (difficultés d’apprentissage), motivationnels (difficulté à émettre des réponses volontaires) et affectifs (augmentation des affects négatifs). Les individus font l’apprentissage d’une relation d’indépendance entre leurs actes et leurs résultats et sont plongés dans un état d’épuisement cognitif. Pour expliquer des situations complexes, ils se limitent alors à des informations immédiatement disponibles et ont davantage recours des solutions dites cognitivement moins coûteuses, des heuristiques de raisonnement, des croyances, des stéréotypes, etc., (François Ric) (1). L’état de « learned helplessness » rend l’individu passif et inapte au raisonnement complexe. Il est en quelque sorte « zombifié ».








Exemple de message simple au service d’une idéologie 
asséné à une population maintenue dans la passivité 

Une mise en parallèle du comportement du consommateur-travailleur et de celui du zombie
Ce qui caractérise principalement le zombie, c’est son absence de conscience, ou plus précisément d’expérience consciente. Le zombie n’est pourtant pas sans cerveau. Autrefois humain, le seul moyen de s’en débarrasser reste d’ailleurs celui de lui tirer une balle dans la tête. Mais l’organe est devenu incapable de diriger le comportement alors réduit à l’expression de simples actes pulsionnels non pensés. C’est cet aspect instinctif et non réfléchi du zombie, comme absent de lui-même, qui est utilisé métaphoriquement pour décrire l’humain moderne crée par la société de (sur)consommation. L’individu semble absorber passivement les messages. Noyé dans un flot d’informations complexes et désordonnées et assommé par un discours consumériste au service d’une croissance illimitée, il devient un consommateur-zombie dont le comportement consiste en une série de réflexes souvent irrationnels et conditionnés par la publicité.


Critique de la société de consommation 
dans Zombie.

« Qui sait si, lorsque nous contemplons la vache, nous ne sommes pas en train de contempler l’homme du futur ? » (Vilèm Flusser) (2). Le zombie de George Romero, c’est aussi la vache de Vilèm Flusser. Un Homme passif, programmé et dont les performances sont « améliorées » pour être mises au service de l’industrie dans une société hyper-technicisée et automatisée. « Les technologies sont faites pour nous séparer de notre action, nous déresponsabiliser, nous rendre inutile, c’est mortifère. » (Alain Gras, sociologue et écrivain) (6). Le zombie, c’est donc également le travailleur robotisé de METROPOLIS. Un travailleur fantasmé par une société productiviste qui rêve de disposer, voire de fabriquer, des unités de travail interchangeables, programmables, flexibles et jetables, de simples « variables d’ajustement ».

dimanche 11 décembre 2011

LA DETTE COMME "MOTEUR" DE L'HISTOIRE


un distributeur de billets 

de l’empire romain


L’esclavage de la dette - Comment elle a détruit Rome et comment elle nous détruira si nous la laissons faire (CounterPunch)

Michael HUDSON


 
Le livre V de La Politique d’Aristote décrit l’éternel cycle des oligarchies qui se transforment en aristocraties héréditaires —pour finalement être renversées par des tyrans ou se déchirer entre elles quand certaines familles décident de "mettre la multitude dans leur camp" et de réinstaurer la démocratie dont émerge à nouveau une oligarchie, suivie d’une aristocratie et ainsi de suite tout au long de l’histoire.
La dette a été la force motrice de ces évolutions —seules les stratégies changent. La dette clive la richesse en créant une classe de créanciers dont le pouvoir oligarchique est renversé par de nouveaux leaders ("tyrans" dans le vocabulaire d’Aristote) qui obtiennent le soutien populaire en supprimant la dette et en redistribuant les biens ou en gardant les profits que génèrent ces biens pour l’état.
Depuis la Renaissance, cependant, les banques se sont mises à soutenir les démocraties. Non pas par souci de liberté ou d’égalité mais bien plutôt pour sécuriser leurs prêts. Comme l’a expliqué James Stuart en 1767, les emprunts royaux restaient des affaires privées plutôt que des dettes publiques. Pour qu’une dette souveraine devienne la responsabilité d’une pays tout entier, il fallait que des représentants élus puissent faire passer des augmentations d’impôts pour payer les intérêts.
En accordant aux contribuables une voix au gouvernement, les démocraties anglaises et hollandaise ont donné aux créanciers de bien meilleures garanties de remboursement que les rois et les princes dont les dettes s’éteignaient avec eux. Mais à cause des récentes protestations contre la dette, de l’Islande à la Grèce en passant par l’Espagne, les créanciers retirent leur adhésion aux démocraties. Ils exigent l’austérité fiscale et même la privatisation des biens publics.
La finance internationale est devenue le fer de lance d’un nouveau type de guerre. Son objectif est le même que la conquête militaire d’autrefois : s’approprier la terre et les ressources minières, ainsi que les infrastructures communales et les revenus de l’extraction. En réponse les démocraties exigent des référendums pour choisir de payer ou non les créanciers en vendant le domaine public et en augmentant les impôts, ce qui engendrera du chômage, des baisses de salaire et une récession économique. L’alternative étant de réduire le montant de la dette ou même de l’annuler et de remettre en place des règles pour contrôler le secteur financier.


Des dirigeants du Proche Orient ont effacé leurs ardoises pour maintenir l’équilibre économique

Faire payer un intérêt sur l’argent ou les marchandises livrées en avance de règlement n’avait pas pour but au départ de cliver l’économie. Lorsqu’il a été institué pour la première fois au troisième millénaire avant JC par un accord contractuel entre les temples et les palais sumériens et les marchands et les entrepreneurs qui travaillaient dans la bureaucratie royale, l’intérêt était de 20% (le capital doublait en 5 ans) et représentait une honnête part des profits générés par le commerce de longue distance ou la location de terre ou d’autres biens publics comme des usines, des navires et des maisons à boire.
Quand la pratique a été privatisée au profit des collecteurs royaux de redevances et de loyers, "la royauté divine" protégeait les créditeurs agricoles. Les lois de Hammourabi (vers 1750 avant JC) ont décrété la suppression de leurs dettes en cas d’inondation ou de tornade. Tous les dirigeants de la dynastie babylonienne, en montant sur le trône, annulaient les dettes des paysans afin de leur permettre de repartir à zéro. Le travail gratuit des débiteurs, les hypothèques sur la terre ou la récolte et autres obligations étaient annulés pour "réinstaurer l’ordre" dans une situation idéale d’équilibre "originel". Cette coutume s’est poursuivie avec l’année du Jubilée de la Loi de Moïse comme elle est décrite dans le Lévitique 25.
La logique était claire. Les sociétés anciennes avaient besoin de lever des armées pour défendre leur terre et pour cela il leur fallait libérer les citoyens de l’esclavage. Les lois de Hammourabi empêchaient les conducteurs de chars et autres combattants d’être réduits en esclavage à cause de leur dette et empêchaient les créanciers de prendre les récoltes des tenanciers des terres royales, publiques et communales qui étaient redevables au roi de service sur ses terres et dans son armée.
En Egypte, le pharaon Bakenranef (vers 720-715 avant JC, “Bocchoris” en Grec) a proclamé une amnistie de la dette et aboli l’esclavage des endettés devant la menace d’une invasion militaire de l’Ethiopie. Selon Diodore de Sicile, (I, 79, écrit en 40-30 avant JC), il a établi que si un débiteur contestait sa dette, la dette était annulée si le créancier ne pouvait présenter un contrat écrit. (Il semble que les créanciers aient toujours eu tendance à exagérer le montant des dettes). Le pharaon pensait que "les corps des citoyens devaient appartenir à l’état afin que l’état puisse bénéficier des services que les citoyens lui devaient en temps de paix comme en temps de guerre. Car il se disait qu’il serait absurde qu’un soldat... soit mis en prison par son créancier pour ne pas avoir remboursé un prêt et que l’avidité de personnes privées mette ainsi en danger la sécurité de tous."
Le fait que les principaux créanciers du Proche Orient étaient les rois, les temples et leurs collecteurs facilitait l’annulation des dettes. Il est toujours plus facile d’annuler les dettes qu’on vous doit à vous. Même les empereurs romains ont brûlé des livres d’arriérés d’impôts pour empêcher une crise. Mais il est devenu beaucoup plus difficile d’annuler des dettes dues à des créanciers privés quand la pratique de l’intérêt s’est répandue à l’ouest vers les royaumes de la Méditerranée à partir de 750 avant JC environ. Au lieu de permettre aux familles d’équilibrer les recettes et les dépenses, la dette est devenue le principal facteur des expropriations et du clivage des sociétés en deux camps : l’oligarchie créditrice et les clients endettés. En Judée, le prophète Isaïe (5:8-9) condamne les créanciers qui saisissent les bien hypothéqués et "ajoutent maisons aux maisons et champs au champs au point qu’il ne reste plus d’espace libre et qu’ils se retrouve les seuls habitants du pays".
Le pouvoir des créanciers et la croissance stable n’ont jamais fait bon ménage. La plupart des dettes personnelles de la période classique étaient constituées de petites sommes d’argent prêtées à des individus au seuil de la pauvreté qui avaient du mal à joindre les deux bouts. La saisie de leur terre et de leurs biens —et de leur liberté personnelle— enchaînaient irréversiblement les débiteurs. Au 7ième siècle avant JC, des "tyrans" (leaders populaires) se sont levés pour renverser les aristocraties de Corinthe et d’autres riches cités grecques en obtenant le soutien populaire par l’annulation des dettes. D’une manière moins autoritaire, Solon, a fondé la démocratie athénienne en 594 avant JC en interdisant l’esclavage de la dette.
Mais les oligarchies se sont reformées et ont appelé Rome à la rescousse quand les rois de Sparte, Agis, Cléomène et leur successeur Nabis ont voulu effacer les dettes à la fin du 3ième siècle avant JC. Ils ont été assassinés et leurs supporters chassés. Depuis l’antiquité, ça a été une constante politique de l’histoire que les créanciers s’opposent à la fois à la démocratie populaire et au pouvoir royal qui pouvaient tous les deux empêcher la conquête de la société par la finance —une conquête qui a pour objectif de transformer en dette productrice d’intérêts autant de pans de l’économie qu’il est possible.
Quand les frères Gracchus et leurs adeptes ont essayé de réformer les lois sur le crédit en 133 avant JC, la classe sénatoriale dominante a réagi avec violence et les a fait assassiner, inaugurant de la sorte un siècle de guerre sociale qui s’est terminée avec le sacre de l’empereur Auguste en 29 avant JC.


L’oligarchie créancière romaine gagne la Guerre Sociétale, réduit la population en esclavage et c’est le début des années noires

Les choses étaient plus sanglantes à l’étranger. Aristote n’a pas mentionné la construction d’une empire dans son schéma politique, mais la conquête étrangère a toujours été un instrument capital dans la création de dettes et les guerres ont été la cause principale des dettes publiques des temps modernes. Rome a été le plus intraitable créancier de l’Antiquité ; ses collecteurs rançonnaient l’Asie Mineure, sa province la plus prospère. Le droit n’existait plus quand les "chevaliers" qui levaient le tribut arrivaient. Mithridate de Ponts a mené trois révoltes populaires et les populations d’Ephèse et d’autres cités se sont soulevées et ont tué 80 000 Romains en 88 avant JC selon les estimations. L’armée romaine a riposté et Sulla a imposé un tribut de guerre de 20 000 talents en 84 avant JC. En 70 avant JC les amendes pour les intérêts en retard avaient multiplié la somme par six.
Tite Live, Plutarque et Diodore, entre autres historiens célèbres de Rome, ont rejeté la responsabilité de la chute de la République sur l’intransigeance des créanciers qui a provoqué une guerre sociétale de 100 ans (133 à 29 avant JC) marquée par les meurtres politiques. Des leaders populaires ont essayé d’obtenir le soutien populaire en demandant l’annulation de la dette (la conspiration de Catilina en 63-62 avant JC). Ils ont été assassinés. Au 2ième siècle après JC, environ un quart de la population était réduite en esclavage. Au 5ième siècle, l’économie de Rome s’est effondrée car il ne lui restait plus un sou. Pour survivre les gens retournèrent dans les campagnes.

jeudi 8 décembre 2011

Délocaliser pour les nuls

ci joint un texte piqué dans le blog attali -quand il avait sa commission-
voyez le cynisme
64. Le samedi 29 septembre 2007 à 22:56, par Leon
Réponse aux critiques « des délocalisations et des responsables-coupables présumés ».
Je me présente :
Mon nom est Léon, DERMAYERS Léon, je suis Allemand mais de mère Française, j’avais 8 ans en mai 1945 et je me rappelle des bombardements de ce printemps 45. – Ceux sont mes souvenirs principaux de mon enfance, des souvenirs de fin du monde, de l’apocalypse, de la vision d’un enfant sur de nombreux trépas violents dans l’effondrement de l’immeuble.
Puis ce ne fut pas la fin, et la vie a repris, ainsi que la frénésie de construire, de bâtir toujours plus, d’oublier cette guerre, d’avoir été à l’Ouest plutôt qu’à l’Est. – Vivre dans la joie. -
Après les trente « glorieuses » j’ai démarré « l’expatriation », la découverte d’autres mondes.
Dans une équipe de vente d’infrastructure industrielle en Iran au et Moyen Orient.
L’entreprise ayant eu quelques difficultés de non-paiement, je me retrouve à 52 ans sans emploi
Après quelques échecs d’embauches (déjà trop vieux), un Bâtisseur d’Empire dans l’équipement automobile, visionnaire et en avance sur tous ses concurrents, ma confié une mission fort lucrative que j’ai mené d’abord avec professionnalisme puis avec « passion ».
- Il m’avait surtout embauché pour la connaissance des langues étrangères -
J’étais devenu un des premiers « délocalisateurs » à la suite de la chute du mur de Berlin.
Pour devenir un « bourreau efficace », il fallut d’abord être une « victime bien consciente de la nature humaine ».
- C’était mon cas, et cela été très utile -
Mais pour répondre aux nombreuses critiques, je ne pense pas faire parti des gens qui manquent de courage, bien au contraire, surtout à fréquenter de si « nombreux lâches » qu’ils soient diplômés ou non.
Je vais donc vous compter l’histoire d’un « Système », vu par un qui était fortement impliqué (moi-même) puisque j’ai organisé la fermeture de 8 usines en Europe Occidentale, soit 1100 emplois, mais j’ai aussi contribué à la croissance de 12 usines à l’Est Hongrie, Tchéquie, Pologne, Ukraine, Émirats, Turquie, Mexique, Chine, Afrique du Sud, puis Roumanie, Inde, Brésil soit la création de 3000 emplois et plus aujourd’hui.
Et je n’ai pas l’intention d’avoir des remords ni des regrets, j’ai fait un métier, et je ne me suis pas embarrassé de considérations métaphysiques ou philosophiques.
Certes mon salaire pour cette prestation était à la hauteur de mes talents qui s’affinaient au fil du temps.
Les pleutres, les sans-courages c’étaient les employés des entreprises-cibles dans leur grande majorité, des victimes-nés pour la plupart.
Eh oui, comme disais un de vos « blogeurs » : 10 % de collabos, 80 % de majorité silencieuse ( si silencieuse que je n’ai jamais su s’il y avait un seul courageux dans le tas) et 10 % de rebelles pour qui j’avais finalement le plus d’estime, car ils tentèrent de vaines résistances.
Résistances réprimandées par mes subordonnés si obéissants, qu’ils anticipèrent des actions sans que j’eusse seulement à les exprimer ni oralement, ni clairement !
Le plus surprenant, j’ai pratiqué cela dans 4 pays différents avec toujours une résistance faible mais identique d’un site à l’autre, avec peut-être une particulière mollesse en Allemagne.
En résumé : Tous les 18 mois fermer un site industriel de production en silence mais dans les délais, faire envoyer la production vers un pays ou les gens sont peu rémunérés, donc accroître sensiblement les marges bénéficiaires. – C’est pourtant un but simple et compréhensif : gagner de l’argent « Viel, gut und schnell » -
Voici la « Méthode » :
1) Être nommé pompeusement par le « patron de la holding » : CEO de l’entreprise cible.
2) Vite distinguer les employés des catégories extrêmes : les collaborateurs et les rebelles
3) Promouvoir les collabos, ménager un peu les rebelles au début, puis les laissez aux mains des directeurs si obéissants.
4) Communiquer : expliquer la situation économique, mondialisation, coût concurrence, marchés émergeants, Joint-Venture, croissance à deux chiffres, nouveaux besoins, etc.…Bla-bla ….
5) Choisir soigneusement les employés intéressés par un voyage, une découverte vers un pays lointain : de préférences des « petits chefs ». Les amener vers le pays « d’accueil ».(Ils deviennent importants, cela faisait longtemps que personne n’avait finalement observé leur qualité.)
6) Placer les quelques rebelles ayant survécus aux « purges » vers les fonctions commerciales avec des ambitions de croissance telles qu’ils se réjouiront bientôt de produire dans les « Low Costs ».
7) Faire envoyer progressivement une production partielle déficitaire, puis une autre moins déficitaire etc..
8) Transformer le site de production en « Center of Competence », cela donne de l’importance au Directeur Général promu et favorise le transfert.
9) Annoncer un déficit chronique du site de production, le provoquer si nécessaire.
10) Réduire l’effectif par tranche de 15 %, avec la complicité des 85 % momentanément encore en place.. « Kleinmutigkeit der Leute »
10 bis) Réitérer ceci tous les 4 à 6 mois
11) Lorsqu’il n’y a plus de production, fermer la « boutique », car un nouveau COC a été mis en place sur le site de production d’accueil. Les Tchèques ayant une grande tradition industrielle, ils se sont finalement vite adaptés à produire, innover et à développer. – Ils travaillent plus et coûtent moins chers -
12) Déplacer les quelques commerciaux restant vers un site de taille réduite, et vendre le site à des promoteurs immobiliers. – The End -
- En Europe, l’Allemagne l’a initié, la France a suivi le mouvement. -
Voici en 12 points, les grandes lignes d’une délocalisation réussie.
Coût : de 6 mois à 10 mois de masse salariale annuelle + frais liés aux transports et déménagements – vente des terrains de constructions.
Gain une marge bénéficiaire remontée de 2 à 35 points soit un retour d’investissement (ROI ) inférieur à 18 mois.
Ceci est valable si vous les premiers à le faire et si vous êtes leste.
Ceux qui arrivent après les autres peuvent se retrouver rapidement en posture plus délicate et si le processus de délocalisation s’éternise, le « Return Of Inversement » peut se rallonger dangereusement.
Donc n’est pas « Délocalisateur qui veut », c’est un métier ou la connaissance de la psychologie humaine est primordiale. C’est la gestion de la décroissance d’un lieu et de la croissance d’un autre lieu.
Bien sûr, j’ai été décrié, mais finalement si peu et surtout rarement en face.
J’ai eu droit à tous les surnoms, « Le Bosch », en France, « Joé » : allusion à Joé Dalton dans Lucky Luke, Le « Ballafré » ma cicatrice au visage d’avril 1945, « Terminator », « Exterminator », « Délocalisator » , « Special winner, serial killer », « Louis de Funès » en Allemagne seulement parce que je parlait aussi le Français, etc…. Mais tout cela m’était égal.
J’étais un élément d’un « Système », et je comprenais les motivations de mon « Employeur » qui s’est adapté à la croissance d’un monde en mouvement, qui pensait sincèrement maintenir son empire par la construction de sites de production dans les pays émergeants, et qui avait au fond moins d’empathie pour ses trop « gâtés » compatriotes d’Allemagne que pour les populations d’Asie.
Et il avait compris que dans ce système, il fallait jouer en premier et rapidement.
La responsabilité de ce « Système » est collective. :
La « classe économique dirigeante » : pour un maintient de ses Empires ( un Empire par définition est vaste, et la terre est finalement si petite, – moins d’un jour de voyage d’un endroit à n’importe quel autre – )
La « classe politique » : pour préserver une illusion d’un maintient du niveau de vie à leurs électeurs. – repousser le problème dans le temps, comme votre « Louis XV ».
Les « consommateurs-électeurs » qui recherchent le meilleur rapport qualité-coût.
Et moi bien sûr, qui était doué pour être un acteur de ce « Système »e, – ne soyons donc pas modeste -, qui a vécu très confortablement, qui a goûté la bonne chaire dans tous ses aspects, qui pourra mourir sereinement car si j’ai connu l’enfer des bombes dans ma prime jeunesse, j’ai connu une fin paradisiaque, égoïstement certes, et avec une pointe de cynisme, mais c’était si exaltant.
Dans votre littérature j’ai retenu deux choses que je cite :
Élie Wiesel : Il y a des bons et des mauvais partout, ce qui est dangereux c’est l’indifférence de la grande masse qui laisse faire.
Et
Les riches sont cyniques … et …. les pauvres sont résignés et pour cause.
Ou encore une troisième sur notre sujet :
Le « Système » des délocalisations ressemble à la vente pyramidale, quelques gros bénéficiaires audacieux et lestes et beaucoup de « Loosers » qui subissent individuellement et dans l’isolement ». Avec la participation de la « lâcheté du plus grand nombre, qui s’accrochent à juste encore survivre quelques temps »
- Rajoutez encore un régime de terreur dû à une situation de guerre qui s’enlise, et vous imaginez ce que cela peut produire. – Rien de neuf sous le soleil, après tout
Requête :
Ce qui m’intéresserait, c’est de vous rencontrer, vous, les 43 membres de votre commission.
J’ai lu vos CV, des parcours fort intéressants, une belle équipe, peut-être un peu éloigné du terrain, trop habitué aux conforts attribués aux « Élites » .
J’ai eu affaire à tant de personnages et d’en comprendre leurs mécanismes, leurs vrais motivations, leurs peurs profondes si bien dissimulées, que je pourrais faire la synthèse des résultats de votre commission avant même que vous les synthétisés. Cela dépend de vos natures profondes ( si vous êtes courageux et sincères ou si …)
C’est aussi cela le talent du « Delocalisator ».
Je vous laisse mon adresse e-mail et me tient à votre disposition.
Je sais que la probabilité de cette rencontre est très faible, et c’est dans la « normalité humaine ».
En fait pendant mes missions, j’ai promu tellement de monde à des rôles de direction « Geschäftführer », « Plant Manager » « Diretor da manufatura » « Président Directeur Général», que j’ai une connaissance approfondie de la nature des plus ambitieux.
Plusieurs années après la fermeture de leurs sites, ils sont restés amicaux avec moi, et me souhaitent une « Bonne Année » et même un « Joyeux Anniversaire ». – Les niais ! -
Mes « victimes sans grades» se sont retournées parfois contre les cadres collaborateurs, jamais contre moi.
Comme votre plus célèbre des Français d’aujourd’hui, je disais la vérité dès le départ, et il est vrai que beaucoup ne voulaient tout simplement pas entendre la vérité.
- C’est quand même extraordinaire -
Im letzten Monat war ich in einer Fabrik im Osten, und ich habe gehört, was ein Franzose über eurem neuen Präsidenten erzählt hat zu die Mitarbeitern.
„Unser Präsident ist der französische …. Leon DERMEYERS“ – Ist daß nicht wunderbar ? –
Bis bald, vielleicht !
Maintenant, je suis cependant conscient d’un emballement du « système » et de ses funestes conséquences possibles.
C’est aussi pour cela que j’ai eu beaucoup plus de respect pour les « Rebelles » et ceci très rapidement, dès le début de ma carrière d’ « Exterminator ».
- Mais est-ce surprenant ? -

mardi 6 décembre 2011

L'insurrection qui vient est déjà là


Puisque la situation en Grèce n'est pas suivi par "les journalistes" (territoire irradié comme en Islande...), c'est "le Grec", Dimitri, un gars, qui en parle le mieux.
La boule est lancée, les jeux sont ouverts.
Qui va ramasser la mise? Ou on casse le jeu avant qu'il ne nous casse.

samedi 3 décembre 2011

De quoi le zombie est-il le nom ?

On avait choisi le zombie pour illustrer une conscience en transition entre deux paradigmes. A l'image d'une époque en décomposition, l'archétype du zombie illustre symboliquement le phénomène. Mais il n'illustre pas encore la matérialité des faits: un zombie, ça bouffe. Et ça bouffe en particulier ceux qui sont responsables de son état, les mangeurs de futur, les TINA (There Is No Alternative).
John NADA
***
lepoint.fr
La pancarte est glissée au milieu de la foule putréfiée et gémissante qui boitille dans les rues ensoleillées de Mexico. "J'ai été à la Chambre des députés, je n'ai pas trouvé de cerveaux." Le 26 novembre, avec 10 000 participants, la capitale mexicaine battait le record mondial des "zombie walks", ces marches de morts-vivants grimés à la perfection qui, depuis une dizaine d'années, s'organisent sur les cinq continents avec un succès croissant. 



 En même temps que la rue, le zombie a gagné la littérature, le cinéma, la télévision. La série Walking Dead a ainsi battu des records d'audience ; le Guide de survie en territoire zombie de Max Brooks s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires et sa World War Z vient d'être adaptée au cinéma, avec Brad Pitt en star des survivants. Hors genre, La route de Cormac McCarthy, plus difficile, mais à peine moins populaire, suivait en 2005 la marche sans fin d'un père et de son fils dans un monde post-apocalyptique, peuplé de rares survivants acculés au cannibalisme.

 

Risques

Pas de cerveau à dégoter à l'Assemblée mexicaine ? Au-delà de la plaisanterie, l'avertissement donne du grain à moudre aux observateurs, pour qui le "mouvement zombie" a résolument quitté le club des geeks et autres fans de George Romero pour devenir contestataire et politique. En octobre, un cortège de morts-vivants rejoignait ainsi les Indignés de Wall Street ; quelques mois plus tôt, en juin, les étudiants du Chili manifestaient contre leurs conditions d'éducation en habits de déterrés.
"Le zombie est d'abord un symbole de l'anarchie, qui menace de bouleverser l'ordre établi", estime Anne Billson, critique de cinéma au Guardian et experte du genre, pour qui le mort-vivant peut par ailleurs "figurer toute section de la société, qui, pour des raisons sociales ou politiques, peut être dépersonnalisée". Les morts-vivants représenteraient, tour à tour et au choix, les pauvres, les réfugiés, les hooligans ou les traders. D'autres vont plus loin, et n'hésitent pas à voir dans la goule le symbole d'un prolétariat dont les classes dirigeantes auraient absorbé la substance vitale. Là où le vampire exhibe son aristocratique pâleur et plante ses crocs raffinés dans le cou des jeunes filles de bonne famille, les morts-vivants sont, quelle qu'ait été leur existence, ramenés à une condition commune et traînent tout uniment un corps mort et un cerveau infecté.
La comparaison marxisante ne tient cependant qu'à moitié, estime Vincent Paris, professeur de sociologie au Cégep de Saint-Laurent, au Québec : "Le prolétaire revendique, il est en mouvement, il est chargé d'espérances ; le zombie est un mort qui erre, et qui ne veut rien d'autre que de la chair humaine... N'ayant pas de conscience, il ne peut par définition être aliéné." Le phénomène est dès lors moins politique que social et doit, estime le chercheur, être remarqué d'abord en vertu de sa dimension "inclusive", "intégratrice" : les marches mêlent aujourd'hui tous les âges et tous les milieux sociaux. Par ailleurs, analyse Vincent Paris, les "zombie walks" mettent en scène la thématique du "risque", qui, du sida à la grippe A en passant par le nucléaire, hante nos sociétés et pèse également sur tous leurs membres.

samedi 26 novembre 2011

La piraterie contemporaine

Le DG de Dexia s'en prend aux "pirates" de la zone euro 

Le directeur général de Dexia accuse les spéculateurs de tout faire pour provoquer un défaut sur les dettes souveraines, une pratique qu'il compare à la piraterie du XVIIe siècle.

Pierre Mariani a dû solliciter une aide publique pour la banque qu'il dirige, affectée par la forte dépréciation de ses avoirs en dette souveraine.
Lors d'un séminaire qui se tenait vendredi à Bruxelles, il s'en est pris aux spéculateurs qui achètent des assurances contre un défaut souverain puis tentent de provoquer ce même défaut.
Selon lui, ces personnes qui achètent ces assurances financent des "pirates" qui leur permettront ensuite de faire beaucoup d'argent en cas de défaut.
Ce mécanisme s'apparente, d'après Pierre Mariani, à une pratique que le roi d'Angleterre avait interdit au 17e siècle, à savoir l'assurance à nu de cargaisons. Certains souscrivaient ces assurances, sans avoir la moindre part dans les navires qui transportaient ces cargaisons, et payaient des pirates pour les couler, a-t-il expliqué.

AGENCE REUTERS

 

jeudi 17 novembre 2011

Le club des incorruptibles


Nuhu Ribadu au Nigéria, Fabio de Pasquale en Italie, Helen Garlic en Grande-Bretagne et Juan Carlos Cubillo au Costa-Rica sont des magistrats spécialisés dans la lutte anti-corruption. Leurs enquêtes longues, difficiles, voire périlleuses (corruptions liées à l'exploitation pétrolière, affaires Berlusconi, scandale de British Aerospace...), demandent ténacité et sang froid. Ils font partie du Network, ce réseau international d'entraide crée par Eva Joly en 2005, réunissant une vingtaine d'entre eux à travers le monde. Filmés au plus près, ils témoignent ici de leur métier, des dossiers dont ils ont la charge, de leur sentiment de solitude, des pressions et des menaces dont ils peuvent faire l'objet. Leurs paroles, placées sous le signe de la justice et de l'éthique, éclairent d'une franche lumière le sens du mot "corruption" à l'échelle des puissants.

jeudi 10 novembre 2011

LA DETTE - THOMAS SANKARA

« Il y a 23 ans, le 29 juillet 1987, Thomas Sankara (alors président du Burkina Faso) plaidait déjà pour la mise en place d’un front uni contre la dette : « La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. (…) Par contre, si nous payons, c’est nous qui allons mourir. (…) Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. (…) Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang. »
le lien complet :

mercredi 9 novembre 2011

ZOMBIE MIX

LA CRISE, L'ARNAQUE: UNE STRATÉGIE DU CHOC

Mario Calabresi, un journaliste de La Stampa: « Je lui demande s’il se sent cerné et mis à la porte par les bourses, par l’Europe, par les spéculateurs, si – comme l’a dit l’un des siens – on se trouve face à un coup d’état des marchés »
Silvio Berlusconi: « La vérité c’est que cette pression c’est une grande opportunité, les marchés nous poussent à faire les réformes que nous ne sommes jamais arrivés à faire, cette libéralisation que j’avais toujours inscrite dans mon programme mais qui avait rencontré mille résistances. Nous ne devons pas vivre cela comme une contrainte mais comme une occasion  »
Ma traduction risquant de ne pas rendre toutes les nuances de l’expression voici la version originale : Gli chiedo se si sente messo in un angolo e fatto fuori dalle Borse, dall’Europa, dalla speculazione, se – come ha detto qualcuno dei suoi – siamo di fronte ad un «golpe dei mercati».
«A dire la verità questa pressione è una grande opportunità, i mercati ci spingono a fare le riforme che non siamo mai riusciti a fare, quelle liberalizzazioni che avevo sempre messo nel mio programma ma che avevano trovato mille resistenze. Non la dobbiamo vivere come un’imposizione ma come un’occasione».

lundi 7 novembre 2011

Commentaire sur le "Gigantisme financier..."

Sur le fond, il y aurait sans doute un parallèle à faire entre la virtualisation de l’économie et celle de l’informatique: Fut un temps, l’accès à la couche matérielle de l’ordinateur permettait à l’utilisateur malveillant de faire griller les circuits électroniques directement en modifiant les tensions/intensités d’entrée ou de sortie des composants.
Le modèle logique en couches (la virtualisation) a permis dans une large mesure de pallier à cette faille. Néanmoins un virus, bien qu’il ne puisse plus vraiment accéder au plus bas niveau comme le faisait à l’époque Tchernobyl, peut encore néanmoins submerger l’ordinateur d’instructions jusqu’à le bloquer complètement en exploitant la presque totalité de ses ressources.

dimanche 6 novembre 2011

Réflexion sur le gigantisme financier par Jean Claude Werrebrouck (II/II)

« Le caractère disproportionné des activités financières mérite une explication », écrit l’économiste Jean Claude Werrebrouck, qui expose leur « logique [de] croissance sans limite », et considère qu’elle est, en occident, « la manifestation empirique, de la continuation d’un fordisme épuisé avec d’autres moyens. » Continuation qui a également permis l’émergence de « la présente forme du politique, forme humble se cachant sous l’expression de simple "gouvernance" », selon une trajectoire analysée dans ce deuxième volet.

samedi 5 novembre 2011

Réflexion sur le gigantisme financier, par Jean Claude Werrebrouck (I/II)


Loin de seulement professionnaliser et sécuriser l’activité d’intermédiation, les myriades de produits conçus à jet continu par les réseaux de la finance mondiale : titrisation, démultipliée parfois au carré ou au cube, couvertures, dérivés, indices synthétiques, etc... ne relèvent plus des fonctions canoniques de l’allocation du capital et de la gestion du risque. L’emprise croissante d’un système financier aujourd’hui autonomisé, gouverné par sa propre dynamique - une « pièce détachée du système social » selon Alain Touraine - surdétermine désormais l’activité économique, tout en lui procurant une interface de virtualité déréalisante et déstructurante, qui a suscité et engendré un enchevêtrement d’endettement insoutenable. Jean Claude Werrebrouck analyse ici ces processus de financiarisation généralisée et leurs conséquences.

Ce qu’on appelle financiarisation est un processus de séparation, de mise à distance, ou d’éloignement vis à vis des contraintes de l’économie réelle. C’est que l’échange marchand, outil indispensable de la division du travail, reste dans une économie non financiarisée trop soumis aux contraintes du réel. L’investissement matériel, assujetti au processus de création de valeur ajoutée à partir de ces éléments très physiques que sont les équipements, les matières premières etc., est une répression temporaire de l’échange marchand : l’investisseur doit attendre, parfois très longtemps, la création de valeur ajoutée avant la mise sur le marché de ce qui est crée. Avec tous les risques associés à l’opération.

mardi 1 novembre 2011

L'économiste Frédéric Lordon soutient l'occupation de la Défense


Frédéric Lordon (1962) est économiste, directeur de recherches au CNRS, et membre du collectif Les Economistes Atterrés. http://economistes-atterres.blogspot.com/2010/09/manifeste-des-economistes-atterres.html Sa vision globale et hétérodoxe de l’économie et de la société est basée sur des principe de philosophie spinoziste,la rigueur scientifique et l’engagement moral. Figure incontournable du débat économique français, il s’inscrit en faux contre la doxa de la pensée unique. Il est l’auteur d’une douzaine de monographies, qui se saisissent d’un vaste éventail de thèmes dont ceux des crises économiques, de la psychologie du capitalisme, du principe souveraineté. Il tient son blog sur le site du Monde Diplomatique « La Pompe à Phynance ». http://blog.mondediplo.net/-La-pompe-a-phynance- La totalité de ses articles sont disponibles sur son site. http://www.fredericlordon.fr. et de nombreuses conférences sur dailymotion. http://www.dailymotion.com/relevance/search/fr%C3%A9d%C3%A9ric+lordon/1#hp-h-9