LA PEUR-PANIQUE DU FUTUR NOUS PARALYSE DANS LA PEUR AU PRÉSENT. DIT-ON.


C'EST UN MAUVAIS RÊVE QUI NÉCESSITE D'ÊTRE ENDORMI POUR Y CROIRE.



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lundi 7 novembre 2011

Commentaire sur le "Gigantisme financier..."

Sur le fond, il y aurait sans doute un parallèle à faire entre la virtualisation de l’économie et celle de l’informatique: Fut un temps, l’accès à la couche matérielle de l’ordinateur permettait à l’utilisateur malveillant de faire griller les circuits électroniques directement en modifiant les tensions/intensités d’entrée ou de sortie des composants.
Le modèle logique en couches (la virtualisation) a permis dans une large mesure de pallier à cette faille. Néanmoins un virus, bien qu’il ne puisse plus vraiment accéder au plus bas niveau comme le faisait à l’époque Tchernobyl, peut encore néanmoins submerger l’ordinateur d’instructions jusqu’à le bloquer complètement en exploitant la presque totalité de ses ressources.

lundi 31 octobre 2011

Enfumages: la règle d'or

Tout le monde parle doctement de la « règle d’or », de ces fameux 3% du PIB qu’il ne faut absolument pas outrepasser.
Mais comment ce fatidique 3% a été calculé, sur la base de quelles analyses macroéconomiques ?
J’ai trouvé cette explication sur Wiki à propos du traité de Maastricht :
En juin 1981, alors qu’il était chargé de mission à la Direction du Budget du ministère des Finances, l’économiste Guy Abeille raconte[4] avoir été mandaté avec son chef de bureau de l’époque Roland de Villepin d’établir un critère économique utilisable par le Président Mitterrand dans ses discours. Faute de mieux, Abeille et Villepin proposent alors ce critère relativement simple basé sur un ratio déficit/PIB qui, du propre aveu d’Abeille, « ne mesure rien » et sur une norme (3%) qui « n’a pas d’autre fondement que celui des circonstances » (le déficit budgétaire de l’époque atteint déjà presque 2% du PIB)[5].
Si c’est cela que l’on veut nous imposer, retournons-nous vers le code pénal pour abus de confiance et escroquerie.

samedi 15 octobre 2011

Quand même les libéraux prévoient la Révolution

« Une révolution couve probablement aux Etats-Unis. A l’époque de la guerre froide, la CIA s’était vue confier la mission de faire le portrait d’un pays susceptible de connaître une révolution. Elle en avait conclu qu’un tel pays aurait trois caractéristiques :
- un profond fossé entre les riches et les pauvres ;
– une classe moyenne en voie de disparition… ou qui n’avait jamais existé ;
– beaucoup de gens avec beaucoup de griefs.
Les Etats-Unis répondent à chacun de ces critères. Et d’autres encore auxquels la CIA n’avait pas pensé. L’indice U6, une mesure large du chômage américain, est en hausse… avec 16,5% de la population sans emploi. On trouve 6,2 millions de personnes en recherche d’emploi depuis plus de six mois. Les Américains sont 7 000 milliards de dollars plus pauvres, selon David Rosenberg, qu’ils l’étaient il y a quatre ans. Et les prix de l’immobilier continuent de baisser.
Oui, il y a aussi une Grande Correction en cours. Ajoutée aux politiques du gouvernement US, elle lamine les pauvres.
Des millions de personnes marginalement prospères s’estiment flouées par le système. Le chômage des jeunes atteint des niveaux dignes de la Grande Dépression de 1929. Plus de 45 millions d’Américains dépendent des bons d’alimentation.
[...]
Les riches s’enrichissent. Les classes moyennes s’appauvrissent ; elles sont en concurrence avec le pillage impérial — des richesses provenant d’Asie, achetées avec des dollars qui n’ont jamais été gagnés… et ne seront jamais remboursés.
Les classes moyennes des Etats-Unis n’ont pas hésité à vendre leurs propres enfants, les condamnent à la servitude perpétuelle de la dette. Les enfants américains ont des obligations financières dont le montant atteint entre cinq et 15 fois la production annuelle des Etats-Unis. A moins de se révolter, ils devront travailler toute leur vie pour payer les excès de leurs parents.
Mais que feront les Américains lorsque les générations futures n’en pourront plus ? Ils ne peuvent pas devenir esclaves, ils le sont déjà. La plupart sont déjà confrontés à une vie entière de dette d’étudiant, dette immobilière et dette médicale.
Que peuvent-ils faire ? La révolution, bien sûr !  »
A lire aussi: « Chine/Etats-Unis : la guerre du pétrole a déjà commencé »

jeudi 13 octobre 2011

Piqûre de rappel

Le fonctionnement de Facebook, Google, est une preuve par le fait du fonctionnement réel de nos pseudos-démocraties, véritables totalitarismes gestionnaires.
Tan que ça rapporte tu peux dire et faire n'importe quoi, même des choses intéressantes, dans la mesure où l'usage de ces services (fournis gratuitement), est accolé à un flux de publicités qui génère des profits. 

Il va de soi que si cela n'était pas le cas, ces service n'auraient  aucune raison d'exister, c'est donc le principe du profit qui secrète une certaine tolérance dans l'usage de ces services. Cette tolérance ne vient pas de surcroît à la nécessité économique comme est venu de surcroît la conscience à l'être humain (dans le champ de son évolution adaptative à son environnement). Elle ne correspond pas à l'effet d'une logique simple de rétro-action qui la ferait apparaître comme son aboutissement nécessaire ou historique. Non, la tolérance à ce que l'on fasse joujou sur internet c'est pas cadeau mais c'est par contre une condition nécessaire afin d'instaurer une relation de confiance avec le modèle économique qui la supporte, une croyance qui est une "philia", où l'on est prompt, pour des raisons naturelles mais dévoyées de reconnaissance recherchée ou tout simplement d'existence, à céder des informations personnelles  qui sont la proie d'entreprises ou d'états intéressés dans le profilage des populations.

Il va de soi aussi que si la police ou l'État nous demandait de telles informations, on crierait au scandale et à la dictature. On peut donc considérer Google ou Facebook comme un nouveau type de police de la pensée suffisamment glamour* pour faire passer la police, et notamment la police à caractère politique (avec ses officines médiatiques) pour de rustres antiquités à ranger dans la remise des instruments de labour néolithique.

Il va de soi enfin que le temps de l'amnésie perfusée à fait son oeuvre. Si il y a cinq ans, on osait nous demander les informations que l'on nous extorque si facilement aujourd'hui, on aurait réagi faute d'intoxication suffisante. La vaseline digitale ça existe, et vu le résultat ça marche très bien. Il y a aujourd'hui un certain nombre d'applications que les ingénieurs ont conçus mais dont on ose pas encore nous faire bénéficier. Mais cela viendra, nous les demanderons, nous les attendrons, après stimulation préalable. Elle est pas belge la vie?


* Fashionism (Glamour, vaseline, Fachisme)

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A conseiller les lectures édifiantes de PMO sur les autres réjouissances "proposées" par la technostructure, qui veillent sur nos âmes insidieusement raréfiées.






La bourse ou la vie ?

Les laquais, les imbéciles heureux, les collabos d'anciens temps se réveillent. 
Contraints, la tempête est sur leur dos. 
Flore Vasseur, passionaria des classes moyennes trouve que l'occupation, "Occupy Wall Street" est vachement bien organisée, que des Gensbiens à la manoeuvre, pas anarchistes pour un sou. Sauf que...
Sauf que ce type d'organisation est proprement anarchiste, elle vient du coeur de l'anarchie, des centres sociaux autogérés, des squatts, in fine des endroits pas encore visité par la miss.
 
Son article m'a semblé cependant avoir un intérêt du point de vue de l'ambiance, de l'organisation justement, et surtout par le contraste qu'il offre du point de vue chronologique avec le moment t d'aujourd'hui. 
 
Un rappel. Il a fallu l'arrestation de 700 personnes, suite à l'occupation du pont de Brooklyn début octobre, pour "alerter" les médias mainstream et par conséquent l'Europe, alors que le mouvement était enclenché un peu partout sur le territoire U.S. (à Paris on peut arrêter 100, 200 personnes, et on s'en fout, c'est moins glamour). 
On peut supposer que ce fait a également déclenché l'opportunité du le sujet pour Flore Vasseur, en tout cas il est bon de rappeler que le mouvement a débuté le 17 septembre avec comme chambre d'échos les seuls indignés internationaux et leurs réseaux sociaux. 
Flore Vasseur a écrit son article il y a maintenant six jours. Il est intéressant de le mettre en rapport avec l'article au-dessus  daté du 12 octobre (hier) publié par Frédéric Leclerc sur le blog de Paul Jorion, et de voir comment l'opinion mainstream moins désinformé et les zélites opportunistes se sont retournées depuis. A l'évidence, Leclerc prenant la suite de Vasseur nous donne l'image d'un sauve-qui-peut qui s'accentue, en résumé ça balance et ça contorsionne sec. Rien de bon à l'horizon, l'étouffement ou l'éclatement.
 
***

Source : Flore Vasseur

Quelques reflexions de retour de Zuccotti Park, siège de Occupy Wall Street



Tinky Da arpente quasi nue le béton du 1 liberty Plazza, siège des indignés de Wall Street. Elle chante, danse parfois. Ses longs cheveux blonds, raides et secs, effleurent alors sa culotte turquoise. Elle s’expose un peu lasse à chacun des téléphones tendus. Sur son ventre elle a écrit : « je ne suis pas nue pour m’amuser ; c’est mon expression politique ». Quand le New York Times dépêche un chroniqueur pour couvrir l’événement, celui-ci ne s’intéresse qu’à Tinky, sa tenue. Pas à son message ni ce qui l’entoure, ni même sa posture. Pour décrédibiliser le mouvement, le tourner en ridicule, la presse traditionnelle n’a qu’à se baisser. Une initiative comme Occupy Wall Street trimballe son lot de soi disant « marginaux », cracheurs de feu à dreadlocks et autres excités du grand soir. Mais voilà, en me fondant dans la foule des indignés, j’ai compris que le chroniqueur du New York Times, ce jour là n’avait rien vu. Ou n’avait rien voulu voir.

“Mic Check, this is George Soros…”

On dit le mouvement désorganisé, naïf et donc condamné dans l’œuf parce que sans leader. Sauf que c’est un choix tout à fait assumé. Revenus d’une « démocratie » pleine de soit disant « leaders » et autres technocrates en costumes bien mis, mais dans laquelle ils n’ont aucune prise, les activistes cherchent une alternative. A Zuccotti Park, les assemblées générales se succèdent mais ne se ressemblent pas. Tout se vote (faut-il une personne responsable des media ? une liaison avec la police) à la main levée. L’espace occupé depuis samedi 17 s’est organisé : le coin infirmerie, le coin juridique, le coin media, la cantine, le campement. Des formations sont dispensées tout au long de la journée (« l’action non violente », « que faire si vous êtes arrêté », « comment parler aux media ») et un flot incessant de tweet, messages facebook et autre livestream inonde la toile. C’est spontané, inédit mais tout sauf bordélique. Le mouvement est tellement organisé qu’il est entrain de devenir une incroyable caisse de résonnance ! Depuis le 17, les pilotes de Continental et de United Airlines, Susan Sarandon, Michael Moore et Naomi Klein sont tous venus tester le « human microphone ». La NYPD ayant interdit le mégaphone (et aussi les masques et les bâches), la personne qui veut prendre la parole crie « Mic Check ». Celles qui l’entourent crient « Mic Check ». L’auditoire se fait silencieux. Le valeureux se lance, ses porte-voix humains reprenant chacune de ses phrases. J’ai hâte que Soros, Bernanke ou Geithner - qui ont tous déclaré comprendre le mouvement -, ne concrétisent et s’emparent du Human Microphone. 
99% versus 1%
Au delà de l’organisation et de la forme (critique à nouveau facile et assez éclairante sur les intentions), le New York Times s’est moqué du fond. Les « Occupy Wall Street » seraient dans une sorte d’opposition primaire, un fourre tout de la contestation hautement manipulable.
L’originalité du mouvement réside notamment dans son ouverture à toutes les voix. Dans la foule, il y a des anciens du Vietnam, des pères de famille chassés de chez eux par les banques, des SDF, des travailleurs immigrés, des hippies. Mais il y a aussi, des avocats, des journalistes, des étudiants, des infirmiers, des mères de famille. Et c’est tout l’intérêt. Wall Street, la collusion de la finance et du politique n’a pas un effet catégoriel mais un système d’effets. Et c’est l’emprise de ce système-là qui est précisément dénoncé. Le point commun de toutes ces revendications est d’être portées par tous ceux qui en sont « victimes », les 99% dominés par les 1%. Qu’est-ce qui dérange : l’effet de masse créé ? L’union fait la force. Pas étonnant que les politiques dépensent autant d’effort à nous dresser les gens les uns contre les autres.

RDV sous le Charging Bull

De plus, pour les media établis, les « occupy wall street » n’auraient aucune proposition à faire témoignant bien là de leur immaturité. Rien n’est plus faux. Le 1er jour quand le camp s’installait, ils étaient alors une petite centaine à se retrouver sous la statue du Charging Bull, se découvrant, se flairant. Epatés de voir les rangs grossir d’heure en heure, déçus de ne pas être déjà des millions. Qu’ont ils immédiatement fait ? Ils se sont parlés. Dès le premier jour, sur les bancs de Bowling Green Park, on débattait déjà du Glass Speigal Act, la personnalité juridique des multinationales, le rôle de la monnaie, le poids des lobbies, le financement des campagnes etc… Il se passait vraiment quelque chose. Sur les marches du National Museum of American Indian, ils se sont chauffés la voix, ont inventer leurs cris de ralliement. Et puis ils ont commencé à rameuter des copains avec leur Smartphone. Avec un tout petit peu de recul, je me dis qu’il en fallait (de la désillusion mais aussi de l’enthousiasme) pour y croire ce 17 septembre.

Obama perd ses petits

Le gros des indignés de Wall Street (les plus jeunes, diplômés sans boulot ni assurance maladie mais des idées et une bonne maitrise des réseaux sociaux) ont milité pour Obama, vivant alors pour la plupart leur baptême de citoyen. L’eau était gelée. Ecoeurés par un « Yes we can » de pacotille, ils ont appris vite : dans ce pays/ ce système où tout s’achète, ils n’auront jamais les moyens de se payer leur candidat. Reste la rue, la solidarité et les réseaux… Reste la vie. Ce qui est formidable à Zucotti, c’est l’énergie de vie, fut elle seins nus. Je ne suis pas prête d’oublier ce que j’ai vu là bas. J’ai discuté avec des professeurs, des étudiants, des anciens de la City, des retraités chacun à mille lieux de la figure de l’anarchiste véhiculé par des supports media (suppôts ?) que cela arrange bien. Il y avait quelque chose d’assez magnifique dans ce patchwork d’indignations qui s’écoutent et disent la même chose : nous ne sommes plus en démocratie. Le politique et les media traditionnels ne font plus leur travail. Dont acte. Occupy Wall Street défie le conformisme et le bonheur marketé. C’est probablement ce qui dérange le plus.

D Day pour Adbusters et le journalisme indépendant

L’initiative a été lancée par Adbusters, ce « journal de l’environnement mental » absolument génial. Une presse alternative, sans pub, avec un point de vue par article. Détournant les messages publicitaires, carrément arty, délivrant ses messages comme des coups de poing, ce trimestriel se lit comme un voyage dans la médiocrité de la société consumériste, la notre. Et renvoie à notre propre démission. Souvent violent par les associations d’idées créées, Adbusters appelait à un certain réveil. Il est devenu « mainstream ». Sur Facebook, une petite vidéo de Gandhi s’échange depuis quelques jours : « Au début ils t’ignorent. Ensuite ils te ridiculisent. Puis ils te combattent. Et alors tu réussies ». La guerre des images, elle, a démarré.
Pour aller plus loin : adbusters.org

samedi 1 octobre 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE (LE MONOPOLE QUI VIENT)

Toutes les crises financières depuis plus d’un siècle ont servis à ruiner les intervenants financiers mineurs au profit des investisseurs majeurs. C’est évident pour la crise de 2008 (simple détail, c’est G.Sachs qui est devenu après avoir éliminé ses concurrents le principal ‘vendeur’ de bons du trésor US), cela l’était en 1929 et avant. Les gagnants de ces crises pour la période moderne sont les même : les principaux actionnaires privés de la Réserve Fédérale US, club très fermé de familles, pas toujours unies, mais parfaitement opportunistes et sans aucuns scrupules.
Lorsque l’on sait que le mandat de la Fed se termine fin 2012, on est en droit de plus que s’interroger sur la nature de la crise du crédit actuelle… A qui profite le crime … ? Comment sera ou non renouvelé ce mandat accordé en 1913 de la façon la plus scandaleuse qui soit…à une bande de banquiers privés autorisés à émettre du crédit – c’est à dire de la monnaie – en lieu et place de l’Etat USA?
A l’échelle historique, il me semble intéressant de comparer cette concentration vertigineuse du patrimoine par une extrême minorité d’individus avec la fin de l’époque féodale : l’élimination progressive des pouvoirs seigneuriaux au profit de monarchies concentrant tous les pouvoirs.
Après les ‘monarchies de droit divin’… les ‘banques de droit divin’ … ?

jeudi 22 septembre 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE


François Baroin qui a présidé la réunion du G20, a continué à bâtir pierre par pierre sa réputation en déclarant « il n’y a pas de raison d’avoir une stratégie alternative, dès lors que celle à laquelle nous croyons n’est pas encore en place », apportant son incontestable contribution aux débats.




S'IL N'EXISTAIT PAS LE NÉANT SERAIT "VRAIMENT" DÉPEUPLÉ.

dimanche 22 mai 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE - ESPAGNE, LE BÉTAIL S'AÈRE

L’horizon d’un homme moyen est l’équivalent de l’étable pour une vache et c’est bien ainsi, parce que l’étable après tout, c’est protégé. Lorsqu’il faut véritablement devenir “sujet” et décider ce qu’on fait de ce monde par rapport à la nuit dehors alors … ! L’esclave délègue le monde au maître et se décharge en même temps d’un fardeau, celui de la compréhension du monde, il se décharge de l’ontologie mondiale. C’est une sorte de transfert psychologique entre classes, les supposés sachants permettent de se soulager du fardeau de la pensée.

vendredi 13 mai 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE (constat)



D’une manière implicite, la nature est jugée capitaliste. Le capitalisme serait ainsi un système plus pertinent qu’un autre en termes de règles économiques régissant les humains entre eux, car plus naturel.
Cette politisation de la nature est pourtant discutable, puisqu’elle dépend de l’image qu’on en a.
Par exemple le lion loupe sa proie 9 fois sur 10. Alors qu’un banquier plume toujours un travailleur, et son estomac est sans limite. Un tel monstre dans la nature n’existe pas.   
NEKTARIOS


L’économie capitaliste, comme on le voit maintenant, était l’économie qui devait venir, non parce qu’elle est naturelle, mais parce qu’elle a gagné ses guerres, d’abord contre l’ancien monde, ensuite contre ses créatures aliénées, travailleurs et consommateurs, quand bien même elles tentaient de se révolter. 
Le rêve des capitalistes est la fin de l’histoire : « plus rien après moi ».
 La lutte essentielle est dans le dépassement de cette préhistoire de l’humanité qu’auront été les premières formes du développement de l’économie pour elle même. 
Le dépassement nécessaire de cette préhistoire est l’enjeu, quoique partiellement inconscient puisque refoulé, des luttes actuelles.
 L’échec de ces luttes sera aussi l’échec d’un système qui arrive à la fin de son histoire, bien qu'il est tous les moyens de mettre fin à l’histoire tout court.
FÛ MAN SHOW


lundi 7 mars 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE (sentiment)

Le système s'effondre, et le spectacle nous écrase. Nous vivons dans ses ruines, et nous respirons son air. Ce qui est acquis n'est pas conçu. Nous sommes tributaires de cet air, il nous a formé, et c'est une déchirure pour le corps (soma) chaque fois que le voile de Maya s'ouvre. Il n'est pas d'oeuvre d'art sans collaboration du démon. Au delà de cet élevage de poussières c'est le vide et l'affront. Je crains que malgré l'effondrement nos contemporains ne persistent dans les limbes du spectacle, enfermés dans ses dimensions, in the box.

dimanche 20 février 2011

SITUATION DE TRANSHUMANCE

L'addiction à l’aliénation que diffuse l’ensemble des ministères psycho-sociaux de l'ordre ou du désordre dominant abolie la conscience des souffrances qu’elle engendre et entretient la survie augmentée dans la perpétuation de ses limbes plastiques...mais tout produit a une fin, il faut augmenter les doses, et la douleur reste, et la douleur se retourne en haine de celui qui ne dispensant plus la paix de ma négation devient le responsable du réveil brutal de la douleur, de la souffrance niée, de la négation entretenue, qui ne fonctionne plus.
Je shooterai le dealer et tout ses ministères de m’avoir converti en un zombie larbin de leurs merdes.