LA PEUR-PANIQUE DU FUTUR NOUS PARALYSE DANS LA PEUR AU PRÉSENT. DIT-ON.


C'EST UN MAUVAIS RÊVE QUI NÉCESSITE D'ÊTRE ENDORMI POUR Y CROIRE.



jeudi 19 mai 2011

Règlement de comptes à OK Corral

Le patron du FMI, Strauss-Khan, pris au piège
Mike WHITNEY
Strauss-Khan a été piégé, c'est à dire qu'au lieu d'étouffer l'affaire comme d'habitude cette fois-ci elle est montée en épingle, et certainement pré-fabriqué pour que le porc tombe, la situation inclinée de sorte qu'il se vautre dans les travers de sa facilité.
Sa condition sociale ordonne et légitime son action mais sa morale bourgeoise nie la réalité de sa volonté de puissance, vanité qui vit de l'avilissement d'autrui. Les porcs, on le sait, pour ces gens-là, "LES GENS BIENS", ce sont les pauvres, les gueux, la lie de la société, affreux, sales et méchants, incapables de résister à leurs pulsions, et pour ainsi dire forcément coupables.
Mais revenons à nos cochons. Le piège c’est probablement le fait de la coalition des banquiers occidentaux, ces autres porcs du parti intérieur comme dirait ORWELL ou du centre du pouvoir réel pour parler à la manière de DEDEFENSA. Strauss-Khan s’était récemment écarté de la « ligne du parti » et était en train de modifier le cours du FMI. Sa conversion était défendue par l’économiste progressiste Joseph Stiglitz dans un article récent intitulé « Le changement du FMI ».

Voici un extrait :« Le fait remarquable lors de la réunion annuelle de printemps du FMI a été l’effort souligné du Fonds de se démarquer de ses anciens principes sur le contrôle des capitaux et la flexibilité du marché du travail. Il semble qu’un nouvel FMI ait progressivement émergé, en douceur, sous la direction de Dominique Strauss-Khan.


Il y a un peu plus de 13 ans, lors de la réunion du FMI à Hong-Kong en 1997, le Fonds avait tenté d’amender sa charte pour s’accorder plus de possibilités pour pousser les pays vers une libéralisation des capitaux et des marchés. Le moment choisi ne pouvait être pire : la crise de l’Asie de l’est ne faisait que commencer – une crise largement provoquée par la libéralisation des capitaux et des marchés dans la région qui, eu égard à son fort taux d’épargne, n’avait aucune raison d’être.
Ce choix avait été défendu par les marchés financiers occidentaux – et par les ministres des finances occidentaux qui sont à leur service. La déréglementation financière était la principale cause de la crise globale qui a frappé les Etats-Unis en 2008, et la libéralisation des finances, des capitaux et des marchés ailleurs à favorisé la prolifération de la crise « made in America » à travers le monde. La crise a démontré que les marchés libres et non faussés ne sont ni efficaces ni stables. »
Ainsi, Strauss-Khan tentait d’adopter une politique plus positive, dans une direction qui n’exigerait plus des pays qu’ils ouvrent leurs économies aux ravages provoqués par les capitaux étrangers qui s’engouffrent – en faisant monter les prix et en créant des bulles – et qui se désengagent aussi rapidement en lassant derrière eux un fort taux de chômage, une consommation en chute libre, des industries brisées et une profonde récession.
Strauss-Khan avait tracé une voie « plus douce », une voie qui n’obligerait pas les dirigeants étrangers à privatiser leurs industries nationalisées ni à briser les syndicats. Naturellement, ses initiatives n’étaient pas chaudement accueillies par les banquiers qui comptent sur le FMI pour légitimer leur actuel pillage du reste du monde. Ce sont ces gens-là qui pensent que la politique actuelle est « très bien comme elle est » parce qu’elle produit les résultats qu’ils espèrent, à savoir plus de profits pour eux et plus de misère pour les autres.
Encore Stiglitz, qui cette fois-ci donne le « baiser de la mort » à son ami Strauss-Khan :
« Strauss-Khan a été un dirigeant sagace pour le FMI… Strauss-Khan a conclut son allocution devant le Brookings Institution peu avant la récente réunion du FMI : « Au final, l’emploi et la justice sont les bases d’une stabilité et prospérité économique, d’une politique de stabilité et de paix. C’est le cœur du mandat du FMI. Il doit être placé aux cœur de notre programme. »
C’est ça. Maintenant, le FMI va se transformer en un agent de redistribution des richesses (pour) « renforcer les négociations collectives, restructurer les emprunts immobiliers, restructurer les impôts et les politiques de dépenses pour stimuler l’économie par le biais d’investissements à long terme et la mise en œuvre de politiques sociales qui accordent une égalité des chances » ? (selon Stiglitz)
Bonne chance, mon gars.
Peut-on imaginer combien ce genre de discours peut énerver ceux qui sont au sommet ? Combien de temps pensez-vous qu’ils supporteraient ce genre de fadaises avant de décider que Strauss-Khan a besoin de prendre quelques congés ?
Pas longtemps, je parie.
Lisez ceci de World Campaign et jugez par vous-mêmes si Strauss-Khan était devenu un « problème » qu’il fallait régler pour que les affaires, qui consistent à extirper la richesse des plus pauvres de la terre, puissent se poursuivre tranquillement :
« Pendant des décennies, le FMI a été associé par les altermondialistes à tout ce qui n’allait pas dans la manière que les plus riches géraient le reste du monde, surtout les pays les plus pauvres, avec leur obsession d’exiger des politiques d’austérité en échange de leurs prêts, et une philosophie « d’écoulement de la richesse vers le bas » qui a permis aux élites traditionnelles de maintenir le statut quo tout en maintenant la majorité dans la misère. Avec un monde de plus en plus agité par ces réalités, et à la suite de la crise financière globale et des mesures de contrôle et autres politiques qui ont fait leurs preuves après la Grande Dépression, le directeur du FMI Dominique Strauss-Khan a fait quelques déclarations étonnantes sur comment le FMI et le monde devaient changer de politique.
Dans un article publié aujourd’hui dans le Washington Post, Howard Schneider écrit qu’après que le crash de 2008 ait abouti à un retour à la réglementation des sociétés financières et à plus d’engagement des gouvernements dans l’économie, selon Strauss-Khan « nous n’avons parcouru que la moitié du chemin, alors qu’il a dirigé le Fonds vers une remise en cause fondamentale de la pensée économique. Il a récemment exposé un récapitulatif général de ses conclusions : il faut renforcer le contrôle des marchés par l’état ; les politiques globales doivent produire une meilleure redistribution des revenus ; les banques centrales doivent limiter l’expansion trop rapide des emprunts et des prix de l’immobilier ; « il y aura un retour de balancier du marché vers l’état, » a déclaré Strauss-Khan lors d’une intervention à George Washington University la semaine dernière. « La mondialisation a donné beaucoup de résultats… mais elle a aussi un côté sombre, le fossé qui se creuse entre les riches et les pauvres. A l’évidence, il nous faut une nouvelle forme de mondialisation » pour empêcher que « la main invisible » des marché déréglementés ne se transforme en un « poing invisible ». http://wcampaign.org/issue.php?mid=...
Répétez après moi : « … remise en cause fondamentale de la pensée économique » … (une plus grande) « redistribution des revenus »… (plus) « de régulations des sociétés financières », « les banques centrales doivent limiter l’expansion trop rapide des emprunts et des prix de l’immobilier ».
C’est une blague ? Relisez encore une fois le passage et je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire que Strauss-Khan a signé là son propre arrêt de mort.
Il n’y aura pas de révolution au FMI. Fadaises. L’institution fut créée avec l’intention claire de dépouiller les gens et elle a fait un excellent travail à cet égard. Il n’y aura pas de changement de politique non plus. Pourquoi faire ? Est-ce que les banquiers et les grosses pontes des multinationales auraient soudainement acquis une conscience et décidé de donner un coup de main à l’humanité en souffrance ? Et puis quoi encore ?
Strauss-Khan a franchi la ligne rouge. C’est pour cela qu’ils l’ont piégé et écrasé.
Mike Whitney
http://www.informationclearinghouse...

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